Questions sur le baptême

Prédication du dimanche 25 février 2018 de Arlin Hendrix - Questions sur le baptême

Exceptionnellement, ce matin, je vais axer mon message sur 5 questions qui se posent au sujet du
baptême. Il y a d’autres questions que nous aurions pu considérer, mais j’en ai choisi 5. Je profite pour le
faire un dimanche matin parce que nous sommes plus nombreux et ainsi nous serons plus nombreux à être
sur la même longueur d’onde. Ces 5 questions sont légitimes et je les traite afin qu’aucun d’entre nous ne
soit dans l’ignorance ou le doute.
La première question à considérer est « pourquoi parler du baptême, ou plutôt, quelle est son
importance ? » Son importance est primordiale et cela se comprend pour deux raisons : (1) D’abord,
Jésus en parle et il l’a commandé. Si lui, il l’estime important, c’est important. (2) Deuxièmement,
puisqu’il y a de nombreux passages inspirés dans le Nouveau Testament, nous comprenons que pour Dieu
le baptême est important.
En plus de son importance, le baptême n’est pas difficile à comprendre si, et je dis bien, « si » nous nous
confions seulement aux Ecritures. Je vous donne deux exemples de personnes qui, toutes seules, par leurs
propres études de la Parole, sont arrivées à comprendre la nécessité du baptême et ce que le baptême
implique pour leurs vies.
Certains d’entre vous se rappellent de Maïka Bangali Mavungu et sa fille Olivia. Cela fait plusieurs
années maintenant qu’elles sont rentrées en Côte d’Ivoire. Je me rappelle toujours du dimanche
matin, lorsqu’en entrant par la porte de notre local, la première chose que Maïka m’a dit était : « Puis-je me faire baptiser ? »
J’étais très surpris, car j'ai rarement entendu cette question-là. C'était la deuxième fois qu’elle
assistait à un culte dans notre salle. Je lui ai répondu : « Oui, bien sûr ».
Mais ensuite, je lui ai demandé si nous pouvions nous asseoir ensemble et discuter du pourquoi voulait-elle
se faire baptiser. Je devais savoir si elle comprenait ce qu’il fallait pour être baptisé et si elle
avait des questions. En discutant avec elle, ma première question était : « Pourquoi veux-tu te faire
baptiser ? »A ma grande surprise, elle a ouvert sa Bible et m’a montré les passages qu’elle avait lu et qui
lui ont fait comprendre ce qu’elle devait faire.
Après plusieurs questions, j’ai compris qu’elle était arrivée toute seule à sa conclusion. Personne ne l’a
aidé. Alors, tout de suite nous avons vu ensemble des passages qui parlent de l’engagement à suivre Jésus
et l’engagement pour faire partie de son Eglise, sa famille. Elle a compris l’importance des engagements
et je l’ai baptisée le jour-même.
L’autre exemple est celui de l’ancien prêtre Fausto Salvoni. A 21 ans, Fausto avait obtenu son doctorat en
Théologie et 3 ans plus tard sa Maîtrise délivré par l’Institut Pontifical à Rome. Dans son livre « Dois-je
renoncer à ma soutane ? », il a raconté sa conversion.
Professeur de langues orientales du Grand Séminaire de Milan, connaissant ainsi les langues bibliques et
ayant contribué à la traduction de la Bible en Italien et contribuant aussi à l’Encyclopédie Catholique, il
connaissait bien les Ecritures. Il a dit qu’il avait réalisé les erreurs de l’Eglise catholique depuis plusieurs
années avant sa conversion en 1951.
Cette année-la, il a rencontré un frère de l’Eglise du Christ en Italie du nom d’Harold Paden. En discutant
ensemble, ils se sont aperçu qu’ils avaient déjà, tous les deux, la même foi et les mêmes convictions quant au
salut et à la nature de l’Eglise. Sans attendre, Fausto s’est fait baptisé et jusqu’à sa mort en 1982, en plus
d’être écrivain, il était un grand enseignant dans les assemblées et universités en Italie, à travers l’Europe
et même aux Etats-Unis.
Selon Paul, le baptême c’est un moment tournant où nous passons d’une vie à une autre, d’une vie
séparée de Dieu à une relation avec lui (Romains 6.1-7 ; 2 Corinthiens 5.17). Il va sans dire, qu’au
préalable, il faut connaître Jésus et apprécier ce que sera une relation avec lui, autrement le baptême
ne servira à rien.
A notre baptême, Paul explique, selon Romains 6.1-7, que nous mourrons à notre ancienne façon de
vivre, et comme Jésus a été enseveli dans le tombeau après sa crucifixion, à son image, nous sommes
submergés sous l’eau pour enterrer notre ancienne personne. En nous relevant de l’eau, nous sommes
ressuscités spirituellement à une nouvelle vie comme une nouvelle personne ou un Nouveau-né, à l’image
de Jésus qui a été ressuscité de la mort (Jean 3.3-5).
Ainsi, d’être baptisé c’est beaucoup plus qu’un simple acte, car, selon Pierre en 1 Pierre 3.21, le baptême
nous sauve puisque c’est une obéissance du coeur et d’une bonne conscience à un commandement où
nous sommes mis dans relation avec Dieu ! Dans le verset 21, et les versets qui précèdent, Pierre nous
apprend quelque chose de primordiale à retenir.
Il raconte que quand Noé a construit l’arche, il n’y avait que 8 personnes qui ont été sauvées à travers
l’eau. Il continue par dire que cette eau symbolise ou représente le baptême qui nous sauve. L’eau du
baptême, dit-il, n’est pas pour laver le corps, mais c’est un « engagement » d’une bonne conscience
devant Dieu.
Rappelons-nous de ceci : Le baptême n’est pas quelque chose de magique. C’est le moment de la
combinaison de notre foi et de notre obéissance qui fait que Dieu nous sauve à cause de la réalité de la
résurrection de Jésus. Quelqu’un a dit que « sans la foi, le baptisé n’est qu’un pécheur trempé ! »
Comme le cas du lépreux Namaan, selon 2 Rois 5, le baptême sert aussi d’épreuve et en même temps de
preuve de la sincérité de notre foi. En voulant mettre notre vie en règle avec Dieu, allons-nous avoir
confiance en lui et le laisser agir en nous par notre soumission à lui en nous mettant entre ses mains et à
sa disposition ?
Au début, Naaman le lépreux le trouvait très humiliant et ridicule la commande de se purifier sept fois
dans les eaux du Jourdain. Enfin, il s’est rendu compte que ce n’était qu’une petite chose que Dieu lui
demandait, mais qui avait des conséquences, ou des résultats, incroyables.
Bien sûr, le baptême n’est pas pour nous purifier de la lèpre, mais pour purifier et sauver notre âme qui
est de loin plus importante que d’être guéri d’une maladie de peau et de nerfs. Croyons-nous, donc, que
Dieu soit capable de nous pardonner et de nous sauver ? Croyons-nous que Dieu agisse et qu’il
accomplisse son oeuvre en nous SI nous lui sommes obéissant en nous mettant dans l’eau ?
Alors, deuxièmement, que veut dire le mot baptême ? Dans un dictionnaire, deux définitions
populaires sont : (1) Le sacrement destiné à laver le péché originel et à faire chrétienne la personne qui le
reçoit. (2) La bénédiction d’un navire ou d’une cloche.
Ce sont des définitions populaires, mais ni l’une ni l’autre définit le sens réel de ce que c’est le baptême.
Le baptême dans la Bible n’a jamais eu le sens de verser ou d’asperger de quelques gouttes d’eau.
Littéralement, baptême vient du mot grec baptisein ce qui signifie submerger ou plonger.
Dans le sens biblique, au lieu de bénir un navire, le baptiser serait de le couler et ce n’est pas ça que
veulent les constructeurs. Selon la Bible, l’acte du baptême est un passage de l’état de péché à un état de
pureté pour celui ou celle qui se repente de ses péchés. La personne est pardonnée de tous ses péchés
propres à elle qui n’a rien avoir avec un supposé péché originel hérité dont l’idée est étrangère à la Bible.
En plus de cela, l’acte du baptême représente, comme Maïka a bien compris, l’engagement de la personne
à suivre Jésus parce qu’il y a une vraie conversion intérieure ; un vrai changement de coeur.
Nous trouvons cette conversion intérieure dans le récit de Luc en Actes 2.37 où il raconte que 3 000 juifs,
le coeur vivement touché, parce qu’ils s’étaient rendus compte de leur culpabilité d’avoir résisté à Dieu et
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d’avoir crucifié son Christ. Ce rendant compte qu’ils étaient condamnés, ils ont demandé : « Frères, que
ferons-nous ? » (SG21)
La réponse de Pierre ? « Changez d’attitude et que chacun de vous soit baptisé AU NOM de Jésus pour le
pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (SG21). D’autres traductions mettent :
« Repentez-vous » ou « changez de comportement » à la place de changez d’attitude (SER). « Au nom »
de quelqu’un veut dire « par son autorité », ce qui nous montre encore que le baptême est primordiale
puisque c’est commandé et pratiqué par l’autorité de Jésus.
Troisièmement, le candidat du baptême est donc celui ou celle qui se rend compte de ses manquements
et de ses péchés et qui veut changer sa vie en faisant volte-face pour aller dans une autre direction vers
Dieu. Par ce qui suit le récit de la conversion et du baptême des 3000 en Actes 2, leur changement de vie
était tellement évident se voyant dans leur esprit de communauté et de service les uns envers les autres.
Luc a terminé par dire que Jésus a ajouté ses « sauvés » à son Eglise (Actes 2.47). En effet, dans les écrits
du Nouveau Testament, nous constatons qu’il est contre nature pour un chrétien de ne pas se sentir en
communauté avec d’autres chrétiens, car Paul nous appelle tous les « enfants de Dieu » ; autrement dit, sa
famille.
Lier à cette question de candidat est la question de l’âge. Je ne veux jamais décourager un enfant qui
exprime le désir de se faire baptiser, mais il y a quand même des choses à considérer. Comme avec un
adulte, quand un enfant le demande, nous devons être sûrs de précéder le baptême avec des études à ce
sujet et avec des questions pertinentes afin d’être sûr qu’il comprenne ce qu’il demande.
Par exemple, je me soucis de SI l’enfant comprend ce que c’est le péché et s’il comprend l’engagement
que le baptême implique. Faut-il tout comprendre ? Non, bien sûr, mais il y a quand même un certain
niveau de compréhension nécessaire.
Par exemple, en ce qui concerne le péché, il m’est difficile d’imaginer qu’un enfant innocent puisse être
conscient de la gravité du péché et du besoin de se repentir. Comprend-il ce que c’est le péché ? A-t-il eu
assez d’occasions ou d’expériences dans sa vie pour pécher contre Dieu ? Ressent-il profondément la
culpabilité ? Désire-t-il et cherche-t-il le pardon ?
En ce qui concerne l’engagement au Christ et à son corps, l’Eglise, je le vois aussi comme un mariage
puisque Paul nous le montre comme tel selon Ephésiens 5.21-33. Rappelons-nous de toutes les
responsabilités que le mariage implique. Il m’est très difficile d’imaginer un enfant prêt à se marier en
prononçant les voeux du mariage.
Il faut comprendre le baptême comme un mariage, car s’engager à suivre Jésus n’est pas quelque chose de
banal à prendre à la légère. Le baptême est une alliance pour la vie et jusqu’à la mort qui implique une
soumission totale à Jésus en toute choses ; en comportement, en attitude, en paroles et en exemple.
Je me rends compte, bien sûr, que chaque personne est différente. Je sais que nous mûrissons tous à des
vitesses différentes physiquement, psychologiquement et émotionnellement, et c’est normal. Pourtant, il
est rare l’enfant qui raisonne comme un adulte.
S’il y avait un enfant mûr pour son âge, ce serait Jésus à 12 ans. La Bible nous dit qu’il « croissait en
sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2.52). Ceux qui l’ont entendu au
Temple étaient surpris de son intelligence et de ses réponses. A part Jésus, j’ai des doutes de la maturité
d’un enfant de 12 ans. J’ai davantage de doutes pour un enfant encore plus jeune. Je dis tout ceci afin de
nous mettre en garde contre la tentation de mettre la pression sur nos enfants pour faire quelque chose
pour lequel ils n’ont ni la maturité, ni la compréhension, ni l’expérience de la vie.
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Une dernière question qui s’est posée à travers des années et qui est revenue récemment est celle-ci: De
qui dépend l’efficacité du baptême ? La réponse est simple : L’efficacité du baptême dépend de Dieu et
de la sincérité de la foi du baptisé ! L’efficacité du baptême ne dépend jamais de celui qui baptise le
candidat.
Je n’aurai jamais pensé que cela pose problème, car Bible ne souffle mot sur la personne qui baptise.
Pourtant, il y en a qui croient et enseigne que l’efficacité du baptême dépend de celui qui baptise. Bien
sûr, ils ont tort, car Dieu n’a jamais enseigné cela !
En mettant l’efficacité du baptême sur celui qui baptise, ceux qui croient comme cela oublient et en même
temps, peut-être sans se rendre compte, nient qu’une personne soit capable de comprendre les Ecritures
toute seule. En même temps, une telle croyance peut semer la division entre frères et soeurs jusqu’au point
que l’on commence à mettre en doute si ce frère ou cette soeur-là est vraiment chrétien. C’est grave cela !
Frères et soeurs, je suis catégorique là-dessus ! Comme je viens de dire, la Bible enseigne que tout de ce
qui se passe dans une conversion se passe entre la personne et Jésus et jamais personne d’autre ! Celui qui
baptise n’est qu’un instrument qui sert à aider la personne à accomplir l’acte qu’elle a choisie librement
d’obéir. L’apôtre Paul indique cela clairement en 1 Corinthiens 1.10-16 que celui qui baptise ne compte
pas beaucoup, et selon 1 Corinthiens 3.6 c’est Dieu qui fait croître.
Si l’efficacité du baptême dépendait de la personne qui plonge le candidat dans l’eau qui sait si le coeur de
celui qui baptise est vraiment juste devant Dieu ? Il se peut qu’il ait les croyances non conformes aux
Ecritures, mais cela n’aura quand même aucun effet sur le candidat du baptême qui veut suivre les
Ecritures.
Je vous donne deux exemples. (1) Il y a environs 3 ans, il y avait le cas d’un jeune homme en Algérie qui
avait suivi les cours bibliques par correspondance et qui s’est rendu compte de son besoin d’être baptisé.
Il n’y avait pas de l’Eglise du Christ dans les environs en Algérie, un pays que nous savons est en
majorité musulman. A ce moment-là aussi, personne ne pouvait faire le voyage jusqu’en Algérie pour le
baptisé. Ce jeune homme a donc cherché dans sa région et trouvé un pasteur baptiste qui, lui, ne croyait
pas au baptême pour le pardon des péchés et ainsi du salut.
Ce pasteur baptiste a quand même accepté de le baptiser par immersion et le jeune homme s’est soumis à
cela en toute bonne conscience pour le pardon de ses péchés et pour recevoir le don du Saint-Esprit.
Puisque ce jeune homme l’a fait selon ce qu’il appris dans les Ecritures, je le considère comme mon frère
en Christ. Il a fait ce que Jésus et les apôtres ont enseigné et commandé et cela ne dépendait pas de ce
pasteur qui ne croyait pas à ce qu’enseigne les Ecritures au sujet du baptême.
(2) Il y avait un autre cas où après des années, une assemblée de l’Eglise du Christ aux Etats-Unis a
appris que depuis des années leur prédicateur vivait dans l’immoralité. Plusieurs personnes qui avaient été
baptisées par ce prédicateur se demandaient si leur baptême était valable ou devaient-ils se faire
Rebaptiser ? Bien sûr que non! Ils n’avaient pas besoin de refaire leur baptême, car ils avaient obéi du
coeur par « l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu » ! L’efficacité de leur baptême par un
prédicateur pécheur ne dépendait pas de lui, tout comme le baptême du jeune algérien ne dépendait pas du
pasteur baptiste.
Je m’arrête par nous rappeler ceci : Le baptême est une façon de reconnaître et glorifier Dieu et de plus il
est une manière de lui démontrer notre reconnaissance pour ce qu’il a fait pour nous en Jésus.
Maintenant, ma question bonus. « Etes-vous baptisé pour le pardon de vos péchés ? » Amen, et que Dieu
soit loué pour sa sagesse et sa miséricorde !
Lyon, le dimanche 25/02/2018
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Questions sur le baptême
1) Quelle est l’importance du baptême ?
2) Que veut dire baptême ?
3) Qui est un candidat au baptême ?
4) Quelles sont les conditions préalables ?
5) De qui dépend l’efficacité du baptême ?
6) Question bonus.
Passages consultés et d’autres passages qui parlent du salut et/ou l’associent au baptême
Matthieu 3.13-15 ; Marc 1.9-11 ; Luc 3.21-22 ;
Jean 1.32-34
Matthieu 28.19-20
Marc 1.4 ; 16.15-16
Luc 2.41-52 ; 3.3
Jean 3.3-5, 23
Actes 2.36-47 ; 3.19, 26 ; 4.4, 12 ; 8.4-24, 34-
39 ; 9.17-19 ; 10 ; 16.14-15, 30-33 ; 19.5 ;
22.16 ; 26.20
Romains 6.1-7
1 Corinthiens 1.10 ; 3.6
2 Corinthiens 5.17
Ephésiens 5.21-33
Colossiens 2.11-12
1 Pierre 3.21
Quelle est l’origine du baptême ? Est-elle chrétienne ?
Jésus n’était pas le premier à le commander et à baptiser, car avant le commencement de son ministère,
Jean-Baptiste avait déjà commandé et administré un baptême de repentance où il immergeait les candidats
repentis dans les eaux du Jourdain. Même Jésus, celui qui n’avait pas de péché ou qui n’avait pas besoin
de repentance, s’est fait baptiser par Jean parce que, comme il a dit : Il était « …convenable que nous
accomplissions (…) tout ce qui est juste » (Matthieu 3.13 – SG21). Le Français Courant le traduit : «
Voilà comment nous devons accomplir tout ce que Dieu demande » (Matthieu 3.15).
Dans le siècle avant Jean-Baptiste et Jésus, il y avait la secte juive appelée les Esséniens. Les Esséniens
nous sont connus parce qu’ils sont à l’origine de ce que nous appelons les Manuscrits de la Mer Morte
mis au jour par les archéologues à Qumrân entre 1947 et 1956. Les Esséniens pratiquaient une
purification qui était une immersion dans l’eau pour ceux qui s’étaient repentis de leurs péchés.
« Les rites de purification de Qumran montrent clairement que ce groupe de Juifs, dès le 1er siècle avant
notre ère, au moins insistait sur la portée spirituelle et religieuse de tels rituels et croyait qu’ils devraient
être précédés et accompagnés d’une conversion intérieure, d’un engagement vis-à-vis des buts et des
aspirations poursuivis par le Judaïsme (…) Le rituel n’a donc d’efficacité que s’il y a repentir (…) Cette
idée est précisée dans la règle de la communauté, qui exige une attitude de repentance appropriée chez
toute personne qui désire se plonger dans les eaux de purification » (1 QS II-26-III,12 cité dans Les
Manuscrits de la Mer Morte, Lawrence H. Schiffman, Chapitre 17, La Loi de la Secte, Prières et rites,
page 333).
Les mots et les phrases en gras à retenir dans cette citation sont : Purification, Porter spirituelle,
Conversion intérieure, Engagement, Attitude de repentance, Plonger. Ces mots résument bien ce que nous
trouvons aussi dans le baptême chrétien.