Méditation de la semaine : Novembre 2021

Méditation de la semaine : dimanche 7 novembre 2021

     Morts ou vifs ?

Traditionnellement, la mort s’offre une visibilité dans nos pays, ces jours-ci : je ne parle pas tant de l’automne, où la nature, il est vrai, meurt pour mieux renaître au printemps, mais de la fête des morts, la Toussaint, ou de la fête d’Halloween. Cependant, cette évocation est fugace, parce que, franchement, notre société occidentale refuse de regarder la mort en face : elle ne fait plus partie du paysage.

En termes spirituels, le Nouveau Testament nous pousse à regarder la mort en face et l’aborde de deux façons : la première est la mort spirituelle, autrement dit le fait de ne pas être en Christ, d’être encore dans nos péchés, car « le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 6.23). 

La seconde est tout autre car, grâce à Dieu, après cette mort ‘négative’, il y a une mort ‘positive’, celle que nous avons acceptée dans notre ensevelissement avec Christ : ainsi, Paul écrira aux Colossiens « Ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui (…) » (Col 2.12). 

Un de nos chants dit : « Mort avec Christ d’une mort volontaire, je vis au ciel déjà sur cette terre ». Métaphoriquement, il s’agit de la mise à mort de notre chair, de notre tendance au péché, ainsi que Paul l’explique longuement en Romains 6. Oui, le disciple est « mort avec Christ » (Col 2.20) et, paradoxalement, cette mort à notre ancienne vie signifie une vie nouvelle, transformée, une vie de ressuscité, une vie qui cherche « les choses d’en-haut » (cf. Col 3.1). « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu », insiste-t-il (Col 3.3). Ensevelis avec le Christ, nous avons choisi de nous cacher en lui. Sa mort physique et la nôtre, spirituelle, sont liées. Sa résurrection physique et la nôtre, spirituelle, le sont également. 

Frères et sœurs, vivons en disciples morts aux préoccupations de ce monde, et bien vivants pour ce qui est des préoccupations célestes.

Méditation de la semaine : dimanche 14 novembre 2021

Des joies abondantes se trouvent en la présence de l’Éternel

Voici un extrait du Psaume 16. J’espère que cette lecture vous encouragera comme elle m’a encouragée. L’objectif serait de confesser de telles paroles lorsque nous sommes dans l’épreuve, tout en ayant la certitude de Sa présence.

« Eternel, c’est toi qui es ma part et la coupe où je bois, c’est toi qui m’assures mon lot. Un héritage délicieux m’est attribué, une belle possession m’est accordée. Je bénis l’Eternel, car il me conseille ; même la nuit mon cœur m’instruit. J’ai constamment l’Eternel devant moi ; quand il est à ma droite, je ne suis pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur est dans la joie, et mon esprit dans l’allégresse. Même mon corps reposera en sécurité, car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton Bien-aimé connaisse la décomposition.

Tu me fais connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite. »