Méditation de la semaine : Janvier 2021

Méditation de la semaine : dimanche 31 janvier 2021

O Dieu, envoie-nous des fous

O Dieu, envoie-nous des fous,

Qui s’engagent à fond, Qui oublient,

Qui aiment autrement qu’en paroles,

Qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout.

Il nous faut des fous, Des déraisonnables, Des passionnés,

Capables de sauter dans l’insécurité :

L’inconnu toujours béant de la pauvreté.

Il nous faut des fous du présent, Épris de vie simple,

Amants de la paix, Purs de compromission,

Décidés à ne jamais trahir, Méprisant leur propre vie,

Capables d’accepter n’importe quelle tâche,

De partir n’importe où : A la fois libres et obéissants,

Spontanés et tenaces,

Doux et forts.

 (Louis-Joseph Lebret : 1879-1966)

Méditation de la semaine : dimanche 7 février 2021

Apprends-moi

« Seigneur, je le sais, l'homme n'est pas capable de se conduire comme il faut ; il n'a pas les moyens de diriger ses pas dans la bonne direction. Seigneur, corrige-moi, mais avec mesure et non pas avec colère, sinon tu me réduirais à rien. » (Jérémie 10.23,24 - FC).

Dévasté par les manquements de Juda, le prophète intercède pour ce peuple désobéissant. Mais ce qui frappe, c’est qu’il ne crie pas tout simplement « Grâce ! », mais qu’il en appelle à la correction de Dieu ; une correction mesurée, toutefois, sans quoi Jérémie sait que le peuple auquel il s’identifie serait réduit à néant.

Au-delà de cette dimension collective, chaque enfant de Dieu peut s’approprier cette parole, cette prière. Mais une telle requête ne peut se faire qu’à genoux ! En effet, comment un homme peut-il prononcer une telle parole d’humilité, de soumission à Dieu, sans avoir la posture de cœur appropriée ?

Comment puis-je faire appel la direction de Dieu, sans avoir dans mon cœur la conscience nette de ma faiblesse, de mon manque de discernement, de mon indignité ?

Oui, il me faut reconnaître que la direction de Dieu dans ma vie ne se fera pas sans sa correction.

Je suis incapable, seul, de trouver mon chemin dans ce monde obscurci, incapable de franchir les obstacles.  Apprends-moi à t’écouter, Père. Apprends-moi…

Méditation de la semaine : dimanche 14 février 2021

Le soutien familial

Dans son exhortation, Ekel nous a rappelé dimanche dernier l'importance de la famille en Christ, ainsi que l'importance de la chérir. Selon la volonté de Dieu, nous avons tous notre part à accomplir pour garder cette famille soudée. En retour, nous avons une force de réconfort et d'amour intarissable : le soin les uns des autres. Parfois nous pouvons être réconfortés, et parfois réconfortants. La compassion mutuelle est au centre du projet de Dieu pour nous. 

Jésus a été pris de compassion, ému jusqu'aux larmes, en voyant la tristesse de Marie après la mort de Lazare (même en sachant qu'il allait le ressusciter) :

« Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Jean 11.32-36

Dieu nous demande d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres, de partager nos émotions pour mieux nous soutenir.

Paul nous exhorte dans ce sens en Romains 12.10, 15-16 :

« Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. (…) Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres (...) »