Méditation de la semaine : Août 2018

Méditation de la semaine : dimanche 5 août 2018

Les béatitudes de notre temps (Revisitées par Joseph Folliet, prêtre dominicain)

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, ils n’auront pas fini de s’amuser !

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas !

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses, ils deviendront sages !

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter, ils apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage !

Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres, sans toutefois se sentir indispensables, ils seront des semeurs de joie !

Bienheureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses, vous irez loin dans la vie !

Bienheureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace, votre route sera ensoleillée !

Bienheureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez peut-être pour des naïfs, mais la charité est à ce prix !

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser, ils éviteront bien des bêtises ! Bienheureux surtout, vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez, vous avez trouvé la vraie lumière et la véritable sagesse !

Méditation de la semaine : dimanche 12 août 2018

Abstiens-toi de la moquerie !

Je me suis assis, parmi les moqueurs. Je me suis senti gêné par leurs moqueries. Mais je ne m’en suis pas éloigné. Je pensais pouvoir les maîtriser. Hélas ! Ta parole, Père, me dit de m’en éloigner. Par ta sagesse, tu préviens ton enfant. Par ton amour, tu le protèges. Car tu connais son lendemain. Tu sais que l’habitude entraîne la routine. Et la routine du péché, la mort. Non, Père ! Mon âme ne prend point plaisir à cela. « Ecoute mes conseils, je suis ton Père, me dis-tu ! Aime demeurer dans ma sagesse. Car elle te prévient de grands dangers. Ne reste pas en compagnie des moqueurs, mon enfant ! »

« Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » Ephésiens 5.16

Méditation de la semaine : dimanche 19 août 2018

L’essence du Sermon sur la montagne

Le Sermon sur la montagne, tel qu’il est rapporté par Matthieu (chapitres 5 à 7), est un véritable trésor : c’est une mine d’or, un joyau ! Pourquoi ? Parce que Jésus y dresse le portrait de l’homme et de la femme qui veulent suivre Dieu, qui veulent l’honorer par leur vie quotidienne. Jésus y décrit l’exigence de notre Père, l’exigence de sainteté, en particulier au travers de nos relations les uns avec les autres.

Mais tout cela n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car, plus profondément, les enseignements de Jésus dans ces trois chapitres dessinent les contours de notre relation avec le Père céleste. En réalité, ce qui apparaît dans nos relations avec les autres (notre témoignage de foi ? Notre douceur ou notre colère ? Notre convoitise ? Notre parole ? Notre désir de vengeance ou bien de réconciliation ? Notre amour, notre pardon, notre manière de prier, notre orgueil, notre jugement ?), tout cela ne dessine… rien moins que notre relation avec Dieu ! Ainsi, son jugement dépend de nos jugements ; son pardon dépend du nôtre, sa récompense dépend de ce que nous recherchons, etc. En somme, l’accueil que Dieu nous réserve dépend de nos actions, elles-mêmes étant le fruit de ce qui se trouve véritablement dans notre cœur.

Oui, nous sommes sauvés par Grâce ! Mais notre vie doit montrer que nous avons été transformés : comme le dit Paul à Tite, la Grâce nous enseigne à renoncer à la vie que mène le monde (Tite 2.12). C’est l’essence même du Sermon sur la montagne.

Méditation de la semaine : dimanche 26 août 2018

« La crainte du Seigneur c’est la sagesse » (Job 28 : 28)

Ne penserais-je pas trop souvent seulement au Dieu d’amour, Lui enlevant toutes ses autres caractéristiques ? Est-ce que je crains réellement le Dieu qui a permis que je sois sauvé ?

Et pourtant, Le craindre est un commandement donné au peuple de Dieu dans l’Ancien Testament (Lév. 19 : 14) et quand nous comprenons la nature de Dieu, la crainte de Son jugement devrait en découler : après avoir vu ce qu’il avait fait à Uzza, « David eut peur de l’Eternel » (2 Sam. 6 : 9) ; et pour Ananias et Saphira « une grande crainte s’empara de toute l’assemblée » (Actes 5 : 11).

Est-ce que cette crainte fait partie de ma relation personnelle avec Dieu ? Le psalmiste du psaume 119 écrit « Ma chair frissonne de l’effroi que tu m’inspires, Et je crains tes jugements » (v. 120). Est-ce que je peux penser à l’Eternel de cette façon ? Et si oui, est-ce que ma vie reflète cette crainte ?

« Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans favoritisme, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la Terre » (1 Pierre 1 : 17)