Médiation de la semaine : Mars 2020

Méditation de la semaine : dimanche 1er mars 2020

Je me réjouirai de la grâce de Dieu

En Luc 10, les soixante-dix reviennent vers Jésus, émerveillés des victoires sur les puissances des ténèbres après que Jésus leur a donné un pouvoir sur elles.

Jésus se réjouit avec eux, mais il ajoute ceci : « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10.20).

Il y a là une leçon pour nous, une leçon de bon sens et d’humilité. D’une part, ces succès sont en réalité la victoire de Christ, et non la leur, même si c’est par leurs efforts, de village en village, que la puissance de Christ a pu se manifester ainsi. D’autre part, ce qui au bout du compte doit les réjouir, c’est que le Ciel les attend : un Jour ils seront avec Dieu.

Qu’en est-il de nous ? Si Dieu nous accorde, dans sa bonté, des succès spirituels, des fruits, où doit se situer notre joie ? Jésus nous le fait comprendre : quels que soit les fruits visibles de nos actions, réjouissons-nous d’une seule chose : Dieu nous a fait grâce.

Méditation de la semaine : dimanche 8 mars 2020

Quel cœur as-tu pour la parole de Dieu ? Marc 4.3-20

 

La parole de Dieu est d’une profondeur inestimable. Elle est comparable à une semence. Et, comme toute semence, elle doit porter du fruit en sa saison. Dans sa parabole du semeur, Jésus soulève l’importance de la terre (du Cœur) qui reçoit la semence (sa parole).

- La semence peut tomber le long du chemin : ce sont des hommes et femmes qui sont la proie de Satan car il vient et enlève la semence.

- La semence qui tombe dans un sol pierreux où il y a très peu de terre : ce sont les hommes et femmes qui n’ont pas de racine et trébuchent face aux difficultés ou aux persécutions.

- La semence peut tomber parmi les ronces : ce sont les hommes et femmes préoccupés par ce qui se passe dans le monde ; la semence est donc étouffée.

- La semence peut tomber dans la bonne terre : la semence est accueillie et produit du fruit.

Méditation de la semaine : dimanche 15 mars 2020

Notre témoignage peut faire toute la différence

L’histoire de Ruth est un précieux recueil sur les liens, la fidélité, et le témoignage.

Oui, le lien entre Ruth et sa belle-mère Naomi était d’une puissante tendresse, mais ce n’est pas tout. Naomi a perdu son mari, puis dix ans plus tard ses deux fils ; pourtant son attitude dans l’épreuve a été exemplaire. Ce témoignage de foi, d’humilité et de fidélité à Dieu a conduit Ruth, Ruth la Moabite, Ruth qui ignorait presque tout de l’Eternel, à déclarer à Naomi : « Où tu iras, j'irai ; où tu demeureras, je demeurerai, ton peuple est mon peuple, et ton Dieu est mon Dieu » (Ruth 1.16) !

Ainsi, Ruth a accepté de délaisser les dieux de ses ancêtres pour s’attacher au Dieu d’Israël. Pourquoi cela ? Pourquoi une telle conversion ? Uniquement en raison de la puissance du témoignage de Naomi !

Les personnes qui nous entourent sont attachées aux pensées de leurs traditions, aux pensées générées par la vision du monde qui leur a été transmise, qu’elle soit religieuse ou philosophique.

Pourtant, cette histoire de Ruth nous montre que notre témoignage peut faire toute la différence…

Méditation de la semaine : dimanche 22 mars 2020

Veillons !

Jésus va revenir ! Quand je pense à cela, je pense tout de suite aux mots « veillez et priez ». Mais comment veiller ?

Veiller c’est attendre le retour de Jésus, mais aussi être prêt pour ce retour, faire attention à soi-même.

La première chose à laquelle nous devons faire attention, c’est à ce monde. Nous vivons au milieu du monde, et parfois, on en oublie qu’il est au pouvoir du malin : « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. » (1 Jean 5.19). Veiller à ne pas se conformer au monde, c’est aussi faire attention à ne pas se faire emporter par les soucis de notre vie quotidienne. Jésus prévient ses disciples face à ce danger pour nous : « Prenez garde à vous-même, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste » (Luc 21.34). Remettons tout entre Ses mains et Il prendra soin de nous !

Nous devons aussi veiller sur notre âme : « Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur » (Deutéronome 4.9a) pour ne pas oublier ce que Dieu a fait pour nous et pour les personnes qui ont vécu avant nous. Trop souvent, face aux difficultés, nous pouvons oublier qui est Dieu, Sa nature, Son amour pour nous et toutes Ses bénédictions. Veillons aussi à ce que notre âme ne remplace pas Dieu par des idoles, et identifions clairement ce qu’elles pourraient être pour nous afin de lutter contre elles.

Enfin, gardons en tête ce que Paul dit aux Romains « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12.2) : la meilleure façon pour nous de veiller est de se laisser transformer par l’Esprit et laisser Christ agir et vivre dans nos vies !

Méditation de la semaine : dimanche 29 mars 2020

Moi et ma maison...

C'est un monde !

Voilà combien de temps que je ne me suis pas demandé ce que Dieu désire réaliser en moi…

Un fruit, un ministère !

Dieu veut refléter sa gloire en chacun de nous par une puissance accessible : l'Amour.

Nous pouvons demander quelque chose au nom de l'Amour, comme la sagesse par exemple, une pleine soumission à Dieu, forts de l'idée que nous sommes de passage, éphémères comme une vapeur qui parait pour un peu de temps.

Dieu nous attire, tel un aimant, pour nous permettre de lâcher ce qui passe et saisir l'essentiel, l'éternel.

Le frère de Jésus nous pose une question : Qu'est-ce que notre vie? Un tas de vanités, un souffle de gloire pour Dieu (cf. Jc 4.14).

Pour lutter contre la vanité propre à la chair, certainement, il nous faut nous asseoir, “nous asseoir”, et remettre nos projets non à demain, mais  à Dieu, dans la prière, et mettre la Parole en pratique. Regarder l'invisible par la foi qui, seule, conduit le pèlerin, le pécheur pardonné.

Parfois, il m'est arrivé d'agir et de prier ; malheureusement, ensuite…, le résultat est moche et ne fait pas mouche. C'est notre lot à tous.

Paul, notre frère qui a plus que donné sa vie pour l'Eglise, le Royaume, nous encourage comme un fou de Dieu, à rechercher les choses d'en haut : recherchons-nous, attachons-nous, revêtons-nous d'une compréhension spirituelle et ne nous attachons pas aux choses qui sont sur la terre, quand notre raisonnement est tiré par les cheveux – sagesse terrestre, naturelle – afin d'être unis dans la gloire de Dieu.

Aussi, c'est important, la pratique de la Parole de Dieu conduit nos yeux, dirige nos yeux vers le“ bas”, vers le prochain, qui voit ainsi la lumière qui vient du ciel, de notre Roi. N'est-ce pas l'essentiel ?

Bruno Latour, un penseur, philosophe catholique je crois, pose cette question dans un article :

 « Ne devons savoir à quoi (à qui) nous tenons ? » 

La crise que nous traversons crie cette question aux hommes.

Josué a répondu : « Moi et ma maison nous servirons l'Eternel ».

 Moi et ma maison…